Société

Chaimae, conductrice de bus à la STIB

© Chris Mashini.

Fin 2016, la STIB ne comptait que 10% de personnel féminin parmi ses collaborateurs. Pour inciter les femmes à s'engager, elle organise des actions ciblées. Cette année avait lieu la deuxième édition du salon woman@work. Nous y avons rencontré Chaimae, 29 ans, conductrice de bus à la STIB depuis 4 ans.

Une affaire de famille

Avec un père conducteur à la STIB depuis 40 ans, et un frère qui y travaille depuis 7 ans, Chaimae a toujours vu dans la société de transport bruxelloise la possibilité d'avoir un emploi sécurisé :

"Avant, je travaillais dans le service après-vente de Carrefour, mais je cherchais plus de stabilité. Donc j'ai décidé de postuler ici, et on m'a prise."

Pour travailler à la STIB, voici la procédure : d'abord, il faut passer le permis de catégorie D (autobus, autocar). Pour cela, il faut suivre une formation d'un mois et demi dans les locaux de la STIB. Ensuite, il faut repasser le permis théorique. Une fois les examens réussis, on commence...

"Moi, je travaille au dépôt de Delta. Je m'occupe entre autres de la ligne de bus 71, mais aussi d’autres lignes qui partent du dépôt Delta."

 

Etre une femme, avantage ou inconvénient ?

Si le fait de voir une femme au volant d'un bus peut encore surprendre, les gens réagissent de manière agréable. En tout cas, Chaimae est catégorique : 

"Je n'ai jamais eu de réaction négative."

Les remarques qu'elle a entendues venaient de son cercle d'amis et n'étaient pas liées à sa condition de femme, mais bien au métier. Pour les gens, c'est compliqué de conduire un bus.Sur le terrain, le fait d'avoir plus de femmes est plutôt un avantage. En effet, les gens se montrent plus polis que d'habitude. Par conséquent, il y a moins de tensions, moins d'agressions verbales.

" Les clients sont beaucoup plus agréables et respectueux envers nous les femmes. Même les autres usagers de la route nous cèdent souvent le passage. Lors de notre arrivée, les collègues nous ont super bien accueillies. Ils ont été très gentils et nous ont proposé leur aide en cas de soucis. "

Enfin, pour ce qui concerne les compétences, Chaimae est vraiment catégorique :

"Moi qui suis une femme, je ne comprends pas pourquoi on dit que c'est un métier d'homme. Si une femme peut conduire une voiture, elle peut conduire un bus."

Un message d'espoir

Outre le poste de conducteur(trice), la STIB compte plus de 300 métiers. Que ce soit dans l'informatique, la communication, ou le management, il y a vraiment l'embarras du choix. D'ailleurs, depuis quelque temps, elle clame son intention d'engager davantage de femmes. La société est prête à s'adapter aux situations :

" Il y a même une conductrice enceinte".

Pour celles qui hésitent encore à s'engager, nous laissons à Chaimae le mot de la fin :

" Il n'y a vraiment aucune crainte à avoir."

 

Portrait réalisé par Chris Mashini

Chris Mashini est un jeune de Bruxelles passionné de culture et engagé dans le dialogue interconvictionel.

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